Avec
plus de 900 000 salariés et un taux
de croissance de l’emploi de près
de 3% par an, les associations de solidarité
sont devenues un acteur majeur de l’emploi
en France. Ce fait est désormais largement
admis y compris par les pouvoirs publics.
Cette dimension nouvelle ne va pas sans poser
question sur leur identité même
et leur organisation. Les associations font
face à de multiples injonctions et
paradoxes : les salariés doivent être,
à un titre ou un autre, engagés,
et les bénévoles être
ou devenir compétents ; les organisations
gérées comme des entreprises
sans avoir le profit pour objectif ; une mission
d’intérêt général
et d’utilité sociale qui ne doit
pas entamer le caractère privé
de l’association ; une participation
souhaitable des destinataires des services
à leur définition, leur organisation
et leur réalisation comme consommateurs
et sujets de droit ; des orientations nationales
et une inscription dans la vie locale, etc.
Au-delà de la dimension gestionnaire
d’employeur, comment les associations
de solidarité organisent-elles leurs
rapports sociaux et font-elles des paradoxes
qui les caractérisent des atouts au
service de leur projet à travers leur
gouvernance, leur management RH et le développement
de leur professionnalisme ?
Au cours de cet atelier, l'Uniopss présentera
les premiers résultats des travaux
engagés avec ses adhérents pour
identifier et faire émerger une utilisation
spécifique des outils RH dans les associations
de solidarité.
Intervenants :
Romain
Guerry, Conseiller technique, Uniopss
Groupe Ressources humaines associatives et
formation Uriopss- Uniopss,
Discutants :
Anne Postic,
Directrice, Uriopss Pays de Loire,
Jean Afchain,
chargé de mission à l’Uniopss
Présidente : Christine
Auberger, Présidente de l’Uriopss
Ile-de-France et Présidente de la commission
« emploi et ressources humaines »
de l’Uniopss
Intervention
de Jean Afchain
Réflexion
sur une double approche de la gestion des
RH pour des associations qui développent
un projet citoyen
Quelle modernité dans un monde
dominé par l’idéologie
du marché ?