Traditionnellement,
les associations avaient comme objectif de
lutter contre la pauvreté. Puis elles
ont évolué pour lutter contre
l’exclusion. Aujourd’hui, devons-nous
revoir notre objectif, pour l’élargir
à une lutte contre les inégalités
? Inégalités de ressources,
de patrimoine, d’accès aux soins,
à l’éducation, à
la culture, inégalités entre
territoires, etc.
La lutte contre la pauvreté est-elle
restée cantonnée au seul secteur
de l’action sociale, en oubliant parfois
l’environnement sociétal ? La
loi d’orientation de 1998 a-t-elle montré
ses limites en mettant en place des dispositifs
spécifiques pour les plus pauvres ?
N’est-il pas temps pour les associations
de dépasser un rôle de prestataires
pour jouer pleinement leur rôle politique
? Comment devenir de véritables acteurs
territoriaux, en prise avec les acteurs sociaux
et politiques ? Pouvons-nous réussir
à peser, en amont, sur les causes de
la pauvreté et de l’exclusion
et non plus seulement sur leurs conséquences?
Lutter contre l’exclusion ou contre
les inégalités ? Risquerait-on,
en voulant réduire les inégalités,
d’oublier les plus pauvres et les plus
en difficulté?
L’atelier cherchera à répondre
à cette question stratégique
pour les associations de solidarité.
Intervenants :
Denis
Clerc, économiste, fondateur
d’Alternatives économiques
Nicolas Duvoux, sociologue,
École des hautes études en sciences
sociales
Dans la salle, deux réactions associatives
:
Pierre Saglio,
Président d’ATD Quart Monde
François Soulage,
Président du Secours Catholique
Président : Olivier Brès,
Président du collectif ALERTE national
Animateur : Bruno Grouès,
responsable du pôle lutte contre l’exclusion
de l’Uniopss, animateur du collectif
ALERTE national