La
question de la vision de la jeunesse que véhiculent
les médias et plus globalement sa place
dans la société reste posée.
La période de transition que constitue
« l’entrée dans la vie
adulte » est par définition fragile.
Elle consiste en effet à trouver une
place dans la société à
la fois en terme d’insertion professionnelle
mais aussi en terme d’insertion sociale,
c’est à dire de vie dans la cité.
Si les solidarités familiales permettent
de faciliter ce passage, elles sont loin d’être
systématiques et suffisantes.
Mais, le constat est récurrent : les
jeunes sont trop souvent oubliés de
la solidarité nationale et sujets de
politiques compartimentées et clairsemées.
Par ailleurs, l’Etat se désengage
dans certains pans de son action.
Pour faciliter leur insertion, doit-on développer
au maximum les dispositifs de droit commun
ou au contraire créer un statut spécifique,
au risque d’entraîner une forme
de ségrégation?
Autre enjeu de ce débat : l’absence
de coordination des dispositifs. La création
d’un Haut commissariat à la jeunesse,
saluée par les associations, suffit-elle
à articuler les politiques dans ce
champ ? Faut-il aller plus loin et, par exemple,
envisager une instance de concertation regroupant
tous les acteurs nationaux et territoriaux
?
Entourées
d’experts, les associations, témoins
privilégiés des évolutions
de la société, prenant en charge
au quotidien des jeunes, souhaitent approfondir
leur réflexion et apporter leur regard,
leurs convictions et leurs propositions à
cette réflexion prospective.
Intervenants :
Jean-Benoît
DUJOL, Directeur adjoint de Cabinet,
Haut Commissariat aux solidarités actives
contre la pauvreté et à la jeunesse
Joëlle BORDET, psycho-sociologue,
Chargée de recherche au CSTB
Président : Pierre Sattler,
Directeur adjoint à l'activité,
Direction de l’activité - Fondation
d'Auteuil (en cours)
Animateur : Bruno Grouès,
responsable du pôle Lutte contre les
exclusions, Uniopss